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L’essaimage : quand une colonie donne naissance à une nouvelle colonie

Alexandra PERRET
1 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 août


Au printemps et au début de l’été, une ruche très dynamique peut essaimer.

L’essaimage n’est pas une fuite ni un abandon complet de la ruche. C’est le mode naturel de reproduction de la colonie.

Lorsque les conditions sont favorables, les abeilles élèvent de nouvelles reines dans des cellules royales. Peu avant leur naissance, l’ancienne reine quitte la ruche avec une partie des ouvrières.

Cet ensemble forme un essaim.



Que se passe-t-il après le départ ?

L’essaim se pose souvent provisoirement sur une branche, une haie, un mur ou un autre support.

Les abeilles se regroupent autour de la reine pendant que des éclaireuses recherchent un nouvel abri :

  • cavité dans un arbre ;

  • cheminée ;

  • mur creux ;

  • ruche vide ;

  • coffret ou abri suffisamment protégé.

Lorsqu’un emplacement convient, les éclaireuses recrutent progressivement les autres abeilles. L’essaim repart alors vers son nouveau lieu de vie.



Et dans la ruche d’origine ?

La colonie n’est pas vide.

Une partie des ouvrières reste sur place avec le couvain, les réserves et les cellules royales. Une jeune reine naît ensuite, effectue ses vols de fécondation puis commence à pondre si tout se déroule normalement.

Une colonie peut parfois produire plusieurs essaims successifs. Les essaims secondaires sont généralement plus petits et peuvent partir avec une reine encore vierge.


Pourquoi une colonie essaime-t-elle ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’essaimage :

  • une colonie très populeuse ;

  • un manque de place pour la ponte ou le stockage ;

  • une forte rentrée de nectar et de pollen ;

  • une reine vieillissante ou dont les phéromones circulent moins bien ;

  • une période météorologique favorable ;

  • une prédisposition propre à la colonie.

Ce n’est donc pas seulement une question de ruche « trop petite ». L’essaimage résulte d’un ensemble de signaux biologiques et environnementaux.



Un essaim est-il dangereux ?

Un essaim posé en grappe est généralement assez calme. Les abeilles sont regroupées autour de la reine et cherchent surtout un nouveau logement.

Elles peuvent néanmoins piquer si elles sont dérangées. Il ne faut donc pas :

  • secouer la branche ;

  • pulvériser de l’eau ou un insecticide ;

  • tenter de disperser les abeilles ;

  • s’approcher inutilement de la grappe.

Il est préférable de contacter rapidement un apiculteur, en précisant l’adresse, la hauteur de l’essaim et, si possible, en envoyant une photographie prise à distance.


Un essaim d’abeilles ne doit pas être détruit : il peut souvent être récupéré et devenir une nouvelle colonie.

Pourquoi les apiculteurs surveillent-ils l’essaimage ?

L’essaimage est naturel et utile à la reproduction de l’espèce. Pour l’apiculteur, il peut cependant entraîner :

  • une diminution importante de la population de la ruche ;

  • une interruption temporaire de la ponte ;

  • une baisse de la récolte de miel ;

  • un risque d’échec lors du remplacement de la reine.

L’objectif n’est donc pas toujours d’empêcher toute envie d’essaimer, mais de surveiller les colonies, d’adapter l’espace disponible et d’accompagner au mieux leur dynamique.


À retenir


L’ancienne reine part avec une partie des ouvrières ; la colonie restée dans la ruche élève une nouvelle reine.

L’essaimage est l’un des moments les plus spectaculaires de la vie des abeilles : pendant quelques heures, des milliers d’individus s’organisent pour fonder ensemble une nouvelle maison.


 
 
 

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