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Dans la ruche, tout le monde communique… par les odeurs

Alexandra PERRET
1 août
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 août


Une colonie d’abeilles fonctionne comme un organisme collectif.


Pour coordonner des milliers d’individus dans l’obscurité de la ruche, les abeilles utilisent notamment des phéromones : des substances chimiques perçues par leurs congénères, qui transmettent des informations et modifient leurs comportements.



La reine signale sa présence


La reine produit plusieurs phéromones, notamment au niveau de ses glandes mandibulaires. Elles attirent autour d’elle une cour d’ouvrières qui la nourrissent, la nettoient et redistribuent son odeur dans toute la colonie.

Ces signaux renseignent les ouvrières sur sa présence et sa qualité reproductive. Ils participent aussi à la régulation de leur physiologie et limitent notamment l’activation de leurs ovaires. La phéromone royale n’est toutefois pas un message unique : la reine émet un ensemble complexe de substances.


Le couvain indique ses besoins



Les larves émettent elles aussi des phéromones. Celles-ci renseignent les ouvrières sur leur présence, leur âge et leurs besoins.

Elles stimulent les soins apportés au couvain, influencent l’activité des nourrices et contribuent à ajuster la récolte de pollen nécessaire à l’alimentation des jeunes abeilles.

Le couvain exprime ses besoins et contribue à réorganiser le travail de la colonie. S’il manque des nourrices, certaines ouvrières peuvent rester plus longtemps à cette fonction, tandis que d’autres, déjà devenues butineuses, peuvent revenir aux soins du couvain.


Les nourrices répondent aux messages


Les nourrices ne reçoivent pas un ordre détaillé de chaque larve. Elles perçoivent un ensemble de signaux chimiques, tactiles et alimentaires qui les incitent à inspecter les cellules et à distribuer la nourriture adaptée.

Leur comportement résulte donc d’un dialogue permanent entre les besoins du couvain, la présence de la reine, les réserves disponibles et l’état général de la colonie.


Les ouvrières coordonnent aussi la vie de la ruche


Selon leur âge et leur fonction, les ouvrières émettent différents signaux :

  • une phéromone d’alarme lorsqu’un danger menace la colonie ;

  • la phéromone de Nasonov, qui aide les abeilles à se regrouper et à retrouver une entrée ou un essaim ;

  • des signaux liés à la reconnaissance des membres de la colonie ;

  • des substances qui participent à l’organisation du butinage et des travaux dans la ruche.

Ainsi, une ruche ne possède pas une seule « odeur », mais une multitude de messages qui se complètent.


La reine informe de sa présence, le couvain exprime ses besoins et les ouvrières adaptent collectivement leur travail.

Les phéromones ne commandent pas mécaniquement la colonie : elles apportent des informations que les abeilles associent à la température, aux réserves, aux vibrations, aux contacts et aux besoins du moment.


Close-up view of artisanal honey jars from Chartreuse region
Close-up view of artisanal honey jars from Chartreuse region

À retenir


Dans l’obscurité de la ruche, les odeurs deviennent des mots.


 
 
 

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